Auteur : l'Observatoire de la parité

Nouvel appel urgent pour la parité dans les institutions citoyennes CENI et CNDH

Le Président de la République a promulgué récemment deux lois d’une grande importance, l’une restructurant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’autre créant une Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). L’heure est aujourd’hui à la désignation des animateurs de ces institutions d’appui à la démocratie, en respectant le principe de la parité inscrit à l’article 14 de la Constitution : « La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’Etat garantit la mise en oeuvre de la parité homme-femme dans lesdites institutions » En effet, ces lois contiennent des avancées – trop timides – vers la parité. La Loi organique modifiant et complétant la Loi organique N°10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante introduit l’innovation de la représentation de la femme à au moins trente pour cent des membres de la CENI. L’article 10 nouveau stipule : « La CENI est composée de treize membres désignés par les forces politiques au sein de l’Assemblée nationale à raison de six délégués dont deux femmes par la Majorité et de quatre dont une femme par l’Opposition politique. La Société civile y est représentée par trois délégués issus respectivement des confessions religieuses, des organisations féminines de défense des droits de la femme, des organisations d’éducation civique et électorale. Ces dispositions garantissent donc la présence de 4 femmes minimum sur les...

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Les femmes absentes des prochaines élections

Les candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives nationales sont aujourd’hui connus. Les femmes seront les grandes absentes de ces élections. L’Observatoire de la parité constate avec regret qu’il n’y a aucune femme candidate à la Présidence de la République et que le nombre de femmes candidates à la députation nationale est extrêmement bas et se situe presque partout en dessous de 10%.

Dans la Province du Sud Kivu, par exemple, sur 828 candidats, 59 seulement sont des femmes, soit 7%. La plupart des partis politiques ayant refusé de placer des femmes sur leurs listes de candidat(e)s aux élections, il ne reste malheureusement aujourd’hui que très peu de chance d’éviter le désastre des élections de 2006 qui n’ont amen° que moins de 10% de femmes au parlement.

La responsabilité de cet échec n’incombe pas seulement aux partis politiques mais aussi à la société civile et plus particulièrement aux organisations de défense des droits des femmes qui n’ont pas su se concerter, se fixer une stratégie et se mobiliser pour obtenir des partis politiques une plus grande prèsence des femmes sur leurs listes de candidats.

{{IL EST URGENT D’EVITER QU’UN TEL ECHEC, CATASTROPHIQUE POUR LE PROGRES DE LA PARITE, NE SE PRODUISE AUSSI LORS DES ELECTIONS PROVINCIALES}} prévues pour le 25 mars 2012 mais pour lesquelles la période de réception et de traitement des candidatures est programmée, selon le calendrier de la CENI, déjà entre le 18 octobre et le 21 novembre 2011, c’est-à-dire très bientôt.

L’Observatoire de la parité lance donc un nouvel Appel Urgent pour que les organisations de défense des droits des femmes ainsi que toutes celles et tous ceux qui militent pour l’égalité H/F ne ratent plus cette occasion et se concertent d'{{URGENCE}}, se fixent une stratégie et se mobilisent activement pour que :

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Appel urgent « Place aux femmes »

L’annexe à la loi électorale qui fixe le nombre de sièges par circonscription électorale tant pour les élections à la députation nationale qu’à la députation provinciale a été adoptée par le parlement et promulguée.

Les honorables, majoritairement au masculin, ayant refusé de modifier la loi électorale et son article 13 « pariticide », il reste la seule possibilité d’introduction des quotas électoraux de femmes par les partis politiques eux-mêmes qui ont le pouvoir de constituer des listes « paritaires »

Il ne reste en effet aujourd’hui qu’une seule chance d’éviter le désastre des élections de 2006 qui n’ont amen° que moins de 10% de femmes au parlement : les partis politiques doivent placer des femmes sur leurs listes de candidat(e)s aux élections en position d’éligibilité.

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Faire progresser réellement la parité par l’introduction de véritables quotas électoraux de femmes

L’observatoire de la parité lance un appel urgent pour la parité par une révison de la loi électorale qui fasse réellement progresser la parité H/F par l’introduction de véritables quotas électoraux de femmes.

L’Observatoire de la parité est profondèment scandalisé de constater que les députés de l’Assemblée Nationale ont refusé de modifier les dispositions « anti-parité » inscrites dans la loi électorale de 2006.
Ces dispositions (article 13 de la loi), qui ne prévoyaient aucun mécanisme de mise en oeuvre ni aucune sanction en cas de non respect de la reprèsentation paritaire H/F, ont eu pour résultat accablant, lors des scrutins de 2006, l’élection de 43 femmes sur 500 sièges à l’Assemblée nationale ! (alors qu’elles étaient 69 sur 500 dans le Parlement « désigné » de la transition). Et c’est cet article de malheur, « pariticide », tueur de la parité – contraire à l’article 14 de la Constitution – que les honorables au masculin ont refusé de modifier.

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